Dans l’accompagnement éducatif de mineurs sous protection judiciaire, l’expression verbale ne suffit pas fréquemment à traduire la richesse et la complexité des vécus. Nombre de jeunes, confrontés à des environnements marqués par la violence et l’instabilité, peinent à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent. Chez eux, le corps agit là où les mots échouent : le passage à l’acte devient alors un langage à part entière, souvent impulsif, parfois destructeur.
La Psychoboxe, à la croisée des dimensions corporelle, émotionnelle et cognitive, offre un cadre structurant et sécurisant pour appréhender cette violence et en favoriser la régulation. Fondée sur les valeurs du sport et de la boxe ; respect de soi, de l’autre, des règles, et des espaces, elle crée les conditions propices à une relecture symbolique des agirs violents. Ce travail permet au jeune d’explorer les contours de sa violence, de la contenir, mais surtout de l’élaborer, dans un lieu qui ne la rejette pas mais qui la comprend.
L’objectif de la Psychoboxe est de favoriser l’intellectualisation et la mise en mots de ce qui se joue dans le corps en mouvement. À travers une pratique guidée, le jeune découvre comment ses tensions, ses pulsions et ses émotions peuvent être identifiées, nommées, et transformées. Cette démarche articule le faire et le penser, et ouvre un espace de réflexion sur soi, avec le corps comme médiateur.
Explorer la violence : Appréhender celle de l’autre, mais aussi celle qui nous habite, souvent réactivée dans les relations éducatives ou thérapeutiques.
Construire de la contenance : créer un cadre sécurisant où les émotions et les gestes peuvent être exprimés, analysés et transformés.
Analyser les situations conflictuelles : S’entraîner à repérer et décoder les dynamiques de violence et d’agressivité dans les contextes professionnels.
Intégrer les apports théoriques : Comprendre les fondements cliniques et anthropologiques de la psychoboxe, notamment ses liens avec la psychanalyse et la scène symbolique.
Développer une posture professionnelle : Être capable d’accompagner des publics confrontés à la violence, tout en travaillant sur son propre rapport à celle-ci.
Travail sur l’image inconsciente du corps et la pulsionnalité
Etudes de cas et échanges cliniques
Mises en situation pour éprouver physiquement et psychiquement le cadre de la psychoboxe
Apports théoriques et références bibliographiques
Mise de gants encadrée
Temps de verbalisation pour interpréter les affects et représentations réveillés par le combat
Alternance entre pratique corporelle et réflexion clinique

