Le développement exponentiel des technologies et des réseaux sociaux a engendré une nouvelle ère d’exposition au risque numérique pour les adolescents. La cybersphère est, désormais, le théâtre de la montée en puissance du cyber-harcèlement et de la cybercriminalité. Elle se muscle de ce que l'on nomme la "super-violence" en ligne, laquelle est caractérisée par l'anonymat, la viralité et l'amplification des préjudices. Elle devient alors un territoire où peut se déployer de nouvelles formes de vulnérabilité juvénile. Ces mécanismes profonds impactent durablement le développement de l'enfant et de l'adolescent, qu'il soit victime ou auteur.
Aujourd’hui, il n'est donc plus possible d'ignorer la complexité du numérique. Comprendre les codes, les plateformes et les mécanismes psychologiques, sociaux et judiciaires qui alimentent cette violence en ligne, est nécessaire pour décrypter les impacts sur les mineurs et pour mettre en œuvre des stratégies éducatives efficaces.
Cette formation, en format colloque, conçue pour être un espace d'expertise pratique, vise à renforcer les compétences pour évaluer, prévenir et accompagner les adolescents dans ces nouveaux espaces de jeux et de “je".
Définir les concepts (cyberharcèlement, cyberviolence, pédocriminalité en ligne) et leurs spécificités pénales pour les mineurs
Comprendre les mécanismes psychologiques et juridiques de l'anonymat, de la viralité et de la désinhibition en ligne
Adopter une posture d'accompagnement et de gestion de crise face aux révélations (victimes ou auteurs)
Comprendre l'importance de la constitution de preuves numériques et orienter vers les dispositifs (3018, Pharos)
Définitions de concepts de cyberharcèlement, de cybercriminalité et de cyberviolence
Actualité de la législation face aux délits en ligne
Approche psychopathologique des mécanismes de construction d’engagements violents et d’emprise mentale
Approche partenariale pour une collaboration entre les services de la PJJ, les forces de l'ordre spécialisées et les plateformes d'aide aux victimes.
Alternance d’apports théoriques, méthodologiques et pratiques.
Interventions : universitaire/chercheur, expert institutionnel et retour d’expérience de praticiens.
Méthode pédagogique participative et interactive, axée sur des cas pratiques concrets et professionnels.

