Les jeunes suivis par la PJJ, du fait de leurs caractéristiques - parcours émaillé de ruptures, situations familiales et sociales fragiles, problématiques de santé, inscription dans des conduites à risques sont particulièrement exposés au risque suicidaire. La prévention du suicide, enjeu de santé publique est réaffirmée en 2022 par le Ministère de la Santé dans une stratégie nationale dédiée. C’est également une priorité d’action pour la DPJJ qui a élaboré un Plan National de prévention du suicide des mineurs et des jeunes majeurs 2024-2027.
À la protection judiciaire de la jeunesse, après analyse des fiches incidents signalés, 33 suicides ont été recensés entre 2019 et 2023 dont 19 hors détention. Les suicides, comme les tentatives de suicide des enfants et adolescents, ont un fort impact psychologique et social, sur l’entourage mais aussi sur les professionnels qui accompagnent les mineurs et leurs familles. Or, le suicide fait partie des causes de décès évitables.
En effet, l’amélioration des pratiques professionnelles de prévention et de prise en charge des idées et conduites suicidaires des adolescents ont un véritable impact sur la réduction de la fréquence des passages à l’acte, une réduction des handicaps et des incapacités subséquents, et une diminution des réitérations suicidaires.
Repérer les signes de souffrance psychique et de crise suicidaire
Comprendre et prendre en compte ces signes de manière proactive, en intégrant cette compétence dans la pratique quotidienne
Intervenir efficacement en évaluant le niveau de risque et en orientant la personne vers les ressources adéquates
Mise à jour des représentations du phénomène suicidaire
Les facteurs de risque / de protection
Les signes précurseurs
Le processus de la crise suicidaire
L’évaluation du risque
L’expression des émotions
Techniques de communication et d’écoute active pour encourager l’expression de la souffrance
L’intervention et l’orientation
Formation en présentiel
Apports théoriques – échanges
Mises en situation
Partage d’expériences

